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La Rochette

Samedi 20 mai 2006

Sur la Commune de la Rochette (16110), et plus particulièrement sur le village de la Fourlière passé un petit train appellé Mairat... 

1938 – Les premières fermetures…
Stations : La Fourlière

 

Angoulême - Confolens à 7h14 - 13h14 - 18h14

 

 

 

 

 

Confolens - Angoulême à 5h52 - 10h27 - 15h52  

* Horaire Angoulême – Confolens du 15 avril 1914. (collection A. Visseron.)
Les fermetures de lignes commencèrent à apparaître au vu du retour des premiers autobus en 1932, faisant une énorme concurrence au rail. En 1934, un décret de coordination entre les deux transports est pris. En 1935 à Rouillac des autorails remplacent les automotrices. Tous s’arrêtent le 28 février 1938, année charnière qui voit la naissance de la SNCF, l’électrification du Paris-Bordeaux dans sa partie charentaise ; c’est aussi « le commencement de la fin », pour les lignes charentaises à cause du plan de coordination.
 
Un peu d’histoire & un Bref résumé :
 
   Malgré les critiques au sein du Conseil Général de La Charente, Le Petit Mairat connut un franc succès. De nombreux villages dont la Halte de La Fourlière (ou tout a disparu) furent intégrés à de nombreux circuits d’échanges : à chaque passage, on y déposait des marchandises pour les habitants et ceux des alentours [A]. Des liens relationnels s’établirent entre les populations, et les communes les plus enclavées du département furent ainsi desservies.Certains bourgs se virent transformés par la seule présence d’une gare en pôles commerciaux et artisanaux. Ta-tac-tatoum, ta-tac-tatoum, klick-klack, klick-klack, kdong, kdong… la petite loco avec son bruit si caractéristique, a une vitesse d’environ 15 Km/h, on ressent les raccordements des rails. L’arrivée du petit train avançant tranquillement (tout en rutilant), au son de sa musique si caractéristique, le sifflement (Chut…SChut…), dans les villages son arrivée était synonyme d’agitation, de vie… Lorsque "Le Petit Mairat" s’arrêtait en pleine campagne, pour prendre de l’eau ou dans une montée, les voyageurs, assis sur des banquettes en bois n’hésitaient pas à descendre soit pour le pousser ou pour discuter. Parfois, il se mettait aussi à titiller. Un jour, au retour d’Angoulême, (le trajet préféré des voyageurs), alors que « Le Petit Mairat » était archi plein comme régulièrement les jours de foire ; la locomotive s’immobilisa brusquement aux alentours de Champniers et on dut alors rentrer à pied jusqu'à Coulgens car les réparations auraient pris toute une partie de la nuit [B]
La gare de La Fourlière commune de La Rochette (16110) sur la ligne d’Angoulême-Confolens, dessin vu par RASSAT Mickaël.
 
 
Pendant et après La Guerre 39-45.
 
   Plus encore qu’en 1914-1918, le rail paie un lourd tribut à la guerre, car les nœuds ferroviaires sont la cible privilégiée des bombardiers. Donc, les tortillards survivants contribuent aux ravitaillements des citadins. La ligne de démarcation ne facilite pas les choses, coupant la Charente en deux. La Ligne de Confolens s’arrête à Benest. Un bus de substitution est mis en place et relie Alloue à La Rochefoucauld, tant bien que mal. La Voie ferrée est définitivement abandonnée en 1946.
   L’acte de décès est officiel par le décret signé le 13 janvier 1949.
   En 1955 le département a donné priorité aux anciens propriétaires, aux communes voire à la DDE, pour des terrains, les traverses cédées aux particuliers, des rails envoyés à Madagascar ou offert aux habitants. Les Wagons à plate-forme ont été vendus. La gare de La Fourlière, avait été offerte à M. RASSAT Léopold qui devait malheureusement la démolir car l’emplacement devait être réquisitionné par la DDE pour en faire un emplacement de gravier qui n’a pas été fait ; les pierres, lui ont servi de remblais, les tuiles mises sur un petit abris dans sa vigne. Quant à la Gare de Coulgens, elle fut donnée à un habitant, les pierres lui avaient servi a monter une grange : le nom de Coulgens figure encore d’ailleurs sur le corps de bâtiment [6.]
   De nos jours, la ligne existe toujours avec pratiquement les mêmes trajets et horaires. Mais ce n’est plus le chemin de fer et son train, mais la route et un Bus de la compagnie Citram.
 
 
"Je sais que ce petit chemin de fer on l'appelle aussi 'Le Petit Mairat', cette appellation n'a rien qui m'offense... Quand je vois par les campagnes poindre le panache de fumée blanchâtre qui décèle la marche du petit train, je songe: Va, mon petit, continue la tâche bienfaisante... Tu apportes la vie, tu éveilles l'activité, tu es à la fois une cause d'économie et de richesse. Sois fier de ton rôle tout modeste qu'il soit. Ceux qui ne font rien ont beau jeu à critiquer ceux qui font quelque chose..." P.M. [25 mars, 1914]
 
Promenade, Découverte :
 
   Suivre le trajet du Petit Mairat est possible en suivant certains itinéraires reconvertis au tourisme, chemin de randonnée, à pied, à vélo, à cheval, ou (par exemple le Vélo Rail à Roumazières-Loubert [7]) ou plus simplement en lui consacrant une lecture ou une visite sur Internet [8.] On peut aussi se rendre sur des vestiges du rail (piliers du vieux pont de Coulgens) et ses stations comme à Saint-Ciers sur Tardoire ou Bonnieure, Puyréaux & l’escalier derrière l’hôpital de Girac à St-Michel, etc. où elles sont toujours existantes et font partie du paysage... Le temps des locomotives à vapeur qui ne manquaient pas de panache est bien terminé, même si, ici ou là, quelques passionnés le réinventent pour quelques heures le ranimant en créant des liens, par le biais de pièces extraordinaire en miniature et de plus à échelle réduite. Le Petit Mairat n’a pas seulement alimenté la chronique et soulevé des passions pendant longtemps avant de voir le jour, il a surtout rythmé la vie de notre campagne, pendant de nombreuses années, avec à son apogée, un réseau ferré charentais important...
 
[*] Cette largeur encore en vigueur aujourd'hui vient de la première ligne pour voyageurs créée en Angleterre en 1825 et qui était de 4 pieds 9 pouces. Rappelons également que c'est aussi par imitation des voies anglaises que nos trains circulent à gauche.
[1] Paul Adrien Mairat, né à Benest (16) le 13-06-1865 et décédé le 22-04-1924 à Angoulême, il est enterré à Alloue (il a été aussi directeur du journal la Charente de 1897 jusqu’à sa mort, député à partir du 20-05-1906.)
[2] Les habitants de la vallée de la Tardoire demandent une liaison de St-Sornin à La Fourlière commune de La Rochette. Délibération du 3 décembre 1912 (transmis par la mairie de Ste-Colombe.)
[3] Témoignage de Mlle MIR le 27-1-1947.
[4] Témoignage du Docteur J. FORGEAUD mars 1993.
[5] Extrait de témoignage de M. James RONDINAUD en 1994 (livre "Ma Charentaise et Moi"collection Arléa.)
[6] Témoignage 2001 & 2002 de M. Lacombe (Coulgens), de Mme Vigneron (l’Age Ballot / St Colombe), de M. Mounier Serge (Coulgens), de M. Couprie Pierre (La Rochette), M. DANGLADE Roland (La Rochette), etc.
[7] Renseignements Vélo-Rail de Roumazières-Loubert 16270. Tél. : 05-45-71-16-64.
Extrait du bulletin d’information OT Bandiat Tardoire : N° 2, mars 2001 & Etudes Locales de La Rochefoucauld.
Extrait de renseignements et de documents de M. MERLE Rémy (Coulgens) & de Mme MERCIER (Roulet 16).
Extrait de la Collection Chemin de fer de Charente : CDDP 16400 la Couronne - Château de l’Oisellerie & Du Livre « Les Premiers Pas du Chemin de Fer de Charente 1836-1883 » (D Audet Perrier.)
Dans la Collection : CDDP 16 - CULTURE ET TRADITIONS CHARENTAISE « H. LE DIRAISON – Y. RENAUD ».
[A] Témoignage de Mme Albertine Cadet en 1993, etc.
 
M. RASSAT Mickaël
 
J’espère que cette article avec ces photos reconstituées sur cette très belle histoire concernant notre commune, avec ses souvenirs et anecdotes émouvants ou cocasses sur « le Petit Mairat » vous a agréablement émerveillé, et séduit, tout en restant dans la mémoire collective à tous jamais, etc.
 
Déjà parut, dans le Bulletin Municipal de La Rochette "Notre Village" avec cette reconstitution par graphisme de la gare du village de La Fourlière, commune de La Rochette, avant sa démolition au début des années 50.
 
Dans les prochaines parutions, du Bulletin Municipal de La Rochette "Notre Village" vous trouverez le tableau des horaires d’Angoulême – Confolens. Des souvenirs et anecdotes rapportées sur le Petit Mairat témoignent des souvenirs vivaces qu’ils ont laissés dans la mémoire collective, etc.
            Si vous possédez des photos, se rapportant à l’histoire du Petit Mairat dans la commune, etc., transmettez-les nous, nous les publierons, etc.
Par mikerassat
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Samedi 20 mai 2006

CHRONIQUE DU TEMPS PASSÉ

 
   Chemin de Fer de Charente
au temps de la vapeur       « LE PETIT MAIRAT»
 
Naissance des chemins de fer
Les lignes à voies métriques en Charente :
Des premiers trains aux premières fermetures « 1829-1938. »
 
La RochetteCharente F-16110
 
Le Train fit Jadis partie du Paysage...
 
 La Charente, après la guerre, a éradiqué les 350km de voies, les infrastructures et les matériels des réseaux des Chemin de Fer Economiques et Départementaux. Ce réseau présenterait aujourd'hui un intérêt touristique unique. Cependant quelque part en Charente les vestiges de ce passé perdurent.
                                                               
            Nostalgie : Partir à la découverte du Petit Mairat, disparu depuis plus d’un demi-siècle, ce pittoresque tortillard qui sillonna notre campagne Charentaise au début du siècle. Il ne reste que peu de traces des lignes supprimées. Mais le nombre d’anecdotes rapportées témoigne des souvenirs vivaces, qui sont restés dans la mémoire collective à tout jamais.
Sur les traces du petit train, d’Angoulême à Confolens, en passant par Jauldes, Saint-Angeau…
Son souvenir étant présent dans bien des esprits, il m’a semblé intéressant de ranimer sa mémoire en vous invitant, à parcourir sur l’ancienne voie ferrée du petit Mairat une randonnée à pied, à vélo, en voiture, etc. des coteaux, des vallons, à travers prés, champs et collines boisées de taillis, ... (sachant que la plus grande partie de la voie empruntée a été remise en chemins bancs, ou en routes goudronnées, exemple la Départementale N° 45) ou en faisant d’agréables circuits de randonnée, par exemple le colporteur à La Rochette, qui empreinte tacitement un bout de son circuit…
            Des Expos lui sont aussi consacré : Exposition "il était une fois Champniers : le Petit Mairat" du 14 septembre au 1er octobre 2004. Dans le cadre des journées du Patrimoine, la Commission Culturelle de la Mairie de Champniers, a organisé une exposition rétrospective sur un sujet propre à l’histoire de sa Commune. L’exposition fit revivre le petit train économique, familièrement appelé "le Petit Mairat" par le biais d'expo - souvenir sur le modélisme, la photo, la carte postale et les souvenirs matériels, etc.
 
            Le chemin de Randonnée du Colporteur à La Fourlière est sûrement l'un des plus charmants sentiers de notre territoire communautaire. Beauté sauvage du site, variété de la faune et de la flore, eaux vives et fraîcheur, solitude prenante des lieux… Comment donc imaginer que ce merveilleux chemin ne soit en fait qu'une ancienne ligne de chemin de fer désaffectée ? Et pourtant, il n'y a pas si longtemps, cheminait en cet endroit même un petit train connu sous le nom de Petit Mairat qui parcourait en près de 4 heures 50 Km, en prenant, il est vrai, le chemin des écoliers. Il nous faut donc imaginer là un petit train poussif qui s'essoufflait au moins autant que les randonneurs. Le petit train à wagons était emmené par une
Locomotive
La Locomotive Corpet-Louvet 030T (>1913).
- Poids : 15.5t à vide, 21t en charge.
- Quantités = 40 en Charente, numérotées de 49 à 88.
 
             Pour un œil averti, il subsiste çà et là de cette ligne quelques vestiges: des traces de remblai, des ponts, et même des gares qui, hélas, disparaissent les unes après les autres.
Et lorsque la Communauté de Communes voulut revaloriser ces anciens tracés, il fut pris la peine, pour épargner les sabots des chevaux, d'arracher les boulons qui avaient été laissés en terre lors du démontage des traverses dont on devine d'ailleurs encore, en certains endroits, l'emplacement. Et enfin, des mares que l'on trouve en Charente en dessous de Boucu vers le Montbronnais et qui constituent un éco-système tout à fait intéressant, furent creusées lors de l'extraction de la pierre granitique qui servit à construire le ballast.
            Cette ligne Angoulême-Confolens appartenait au réseau des Chemins de Fer Economiques de la Charente qui dût sa création à l'acharnement du Maire d'Alloue, Conseiller Général de Champagne-Mouton, Paul Mairat. Député de la Charente de 1906 à 1924, il fut le zélé rapporteur à la Chambre d'un projet de lignes de tramways pour la Charente qui devait finalement être adopté en 1907. Il s'agissait d'un réseau de 7 lignes de voies métriques pour un total de 343 km. Si ce réseau a vite porté le nom de Petit Mairat, l'intéressé sera, lui, surnommé le "Père des Tramways". Le terme de tramway peut surprendre. Mais il est à rattacher à celui de chemin de fer économique". Paul Mairat avait, en effet, par souci d'économie, cherché à limiter au maximum les travaux d'installation. Il préconisa donc d'utiliser le tracé existant des chemins et routes, en en empruntant les accotements, et d'éviter les remblais et les tranchées. Il écrit dans le journal La Charente dont il était directeur: "Vous construirez 10 km à voie normale contre 100 km à voie étroite". En effet, les rails de ces lignes n'étaient distants que d'un mètre au lieu du 1,44 m des grandes lignes [*]. Conséquences de ces principes économiques de construction: la ligne suivait un tracé souvent sinueux , d'où le surnom de tortillard, et en plus, aucune tranchée ne venant atténuer les pentes, sa vitesse en était d'autant réduite, d'où son autre appellation de tacot. Un petit train qui prenait son temps et qui a fait l'objet de nombreux récits et anecdotes. Il est certain que les petites locomotives à vapeur qui pesaient tout de même une vingtaine de tonnes peinaient à gravir ce premier contrefort de la vallée de la Tardoire.
Alors, bien sûr, les anecdotes sont nombreuses. On prétend que les voyageurs devaient descendre pour pousser derrière. Mais il ne peut guère s'agir là que d'une exagération. Ce qui est sûr, c'est que ces trains, lorsqu'ils étaient lourdement chargés, les jours de foire, ne réussissaient pas toujours à monter les fortes côtes d'une seule fois. Il leur fallait alors redescendre, faire de la pression, puis repartir à l'assaut. Et les voyageurs avaient tout le loisir de descendre, de continuer à pied, et peut-être de faire semblant de pousser le lourd convoi. Il est certain que ces jours-là, il devait y avoir à bord une joyeuse ambiance, surtout au retour de la foire… Mais ce nouveau moyen de locomotion n'était pas toujours sans danger. Les passages à niveau n'étaient ni protégés ni gardés. Certes, le mécanicien donnait des coups de sifflet; mais parfois en vain.
Mais finalement, cette ligne n'aura fonctionné à plein que très peu de temps. La Première Guerre Mondiale apporta vite ses restrictions. Et le trafic ne reprendra plus jamais pleinement. Voies et locomotives ne vont plus être suffisamment entretenues. De quotidiens, les services devinrent hebdomadaires voire quotidien. Le début de la guerre 1939-1945 marqua un certain regain d'activité mais la ligne de démarcation vint couper notre ligne, si bien que le Petit Mairat ne dépassa plus Benest. Et même s'il reprit quelques années de service après la guerre, son arrêt de mort officiel fut signé le 13 janvier 1949.
Comment ne pas regretter cette disparition? Imaginons quelques instants que les rails n'aient pas été démontés. N'aurions-nous pas là une formidable attraction pour exploiter notre vallée de la Tardoire ? Et je suis sûr que nos villageois charentais n'y verraient pas le moindre inconvénient, pas plus que moi…En tous cas, si vos pas vous mènent par là, prêtez bien l'oreille ; vous entendrez peut-être les sifflets et les gémissements asthmatiques d'une locomotive fantôme.
 
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            Jusqu’en 1892, plusieurs tentatives en vue de la création d’un petit réseau à voie étroite échouent les unes après les autres. Cette même année voit, avec le renouvellement du Conseil Général, l’arrivée d’un nouveau conseiller pour le canton de Champagne-Mouton en la personne de Paul Adrien Mairat [1] maire d’Alloue et qui fera beaucoup parler de lui dans le domaine des chemins de fer.
Enfin, Mairat…
C’est ici qu’entre en lice un homme dont le nom restera attaché au réseau d’intérêt local : Adrien Paul Mairat. Conseiller général de Champagne-Mouton à partir de 1894, il plaide aussitôt avec fougue la cause du petit chemin de fer. Il rapportera inlassablement pendant quinze ans au nom de la commission des travaux publics. Suprême consécration pour ce zélé défenseur des « tortillards », après son élection à la députation en 1906, c’est sous le nom familier de "Petit Mairat" (le fils de son père, en quelque sorte) que les Charentais désignent le réseau ; laissant dans l’oubli le nom de Jeancard, directeur de la société des Chemins de Fer Economiques des Charentes et celui de Draux, Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées, qui fut le maître d’œuvre.
Un nouveau plan est donc proposé par Mairat en août 1895. Il préfigure en partie ce qui sera réalisé… quinze ans plus tard ! On y retrouve, en effet, pour la première fois une ligne d’Angoulême à Saint-Angeau.
Lors de plusieurs sessions, Paul Mairat défendra à plusieurs reprises ses idées. Par exemple avril 1899 contre les partisans de l’automobile.
En janvier 1904, une session extraordinaire (encore une !) réunit le Conseil Général pour arrêter dans le détail les lignes dont la construction avait été décidée en 1901. On a fignolé au mètre près pour aboutir à un total de 343 km de voies métriques, en 7 lignes dont : Angoulême à Confolens (82 Km, Nord-Est) par Brie, Jauldes, Coulgens, La Rochette, Saint-Angeau, etc. (où les acquisitions ont traîné en longueur et qui est nettement en retard.)
En 1910, le préfet publie le 16 juillet un arrêté réglementant la sécurité aux abords du chemin de fer.
1911-1913 : les ouvertures se succèdent.
Les lignes Economiques Angoulême à Saint-Angeau et Angoulême à Roumazières faisaient "plateforme commune" au départ d'Angoulême. La ligne Angoulême à Saint-Angeau s'en détachait en obliquant vers la gauche à mi parcours entre Angoulême et l'Isle d'Espagnac pour se diriger vers le Gond-Pontouvre.
La ligne 1 Angoulême à Confolens est retardée par l’examen d’une variante [2], qui provoque dit-on les « gémissements » de M. Jeancard. Au cours de l’année 1912, les ouvertures se poursuivent.
-         Angoulême - St-Angeau le 15 mai (32 Km), Angoulême - Champagne, le 1er septembre.
Ces ouvertures par tronçons sont généralement sans cérémonies, presque à la sauvette. A la fin de 1912, il ne reste plus à ouvrir que Champagne-Mouton – Confolens. Ce sera chose faite le 1er juillet 1913. Les voyageurs n’ont pu voyager dans la partie limousine qu’un an seulement avant la grande guerre. Cette ligne en 1947, on l’a appelée aussi « le petit train des lapins » sous l’occupation allemande [3.]
Coulgens – La Rochette.
            Station des Economiques. Chef de gare : Mme SUDRE.
Parce que ses parents étaient marchands-forains, James FORGEAUD a connu la vie de pensionnaire au Lycée d’Angoulême. Chaque soir de vacances le voyait revenir, joyeux, en gare de Coulgens - La Rochette, « où son grand-père l’attendait avec le break et la jument Praline. Chaque rentrée lui donnait l’occasion de prendre à nouveau le Petit Mairat pour se rendre au Lycée d’Angoulême. Il se souvient combien le train peinait dans certaines côtes : « Parfois, la locomotive devait s’arrêter, reprendre son souffle et repartir bruyamment, mais sans être poussée, bien entendu » [4.]
            Vivant à Lagerie, commune de La Rochette, dans une maison héritée du grand-père RONDINAUD. Né à Lagerie le 28 octobre 1920, il est d’usage lorsque les parents s’absentent pour les foires, que James âgé environ de cinq, six ans peut être, soit confié à sa Grand-mère de La Mornière de Jauldes. Un soir assis sur une banquette latérale dans un coin du wagon, entortillé dans sa pèlerine et prenant le petit tramway pour la première fois. Il découvrit ce modeste tortillard en acier avec ses lampes à huile qui se balancent au plafond et qui jettent des lueurs fantastiques ; ces ombres menaçantes dansent sur la paroi, etc. [5.]
 
            La Vie et le déclin. La Guerre 14-18.
Le prix des places avait été fixé dès 1907 pour les 2 classes : en 1ère classe le tarif par voyageur et par kilomètre était de 7 centimes et demi, en seconde classe de 5 centimes, les enfants en dessous de trois ne payant pas. De 3 à 7 ans, ils payaient demi-place… Différentes réclamations émanant des communes se firent entendre au Conseil Général à cause des irrégularités de tarif par rapport à la distance entre les stations, car les voyageurs qui descendaient à une halte payaient le tarif applicable à la station suivante et, c’était difficile, pour ces populations rurales qui vivaient sans électricité, sans allocations familiales, avec des journées de 10 à 12 heures. Le salaire moyen d’un ouvrier dépassait rarement cent francs par mois, qu’il y ait une, deux ou dix bouches à nourrir. Difficile pour nous de comprendre l’engouement pour la nouveauté… sur la population d’alors.
 
Alors que les voies ferrées et le réseau dans le département couvraient au maximum 800 km faisant communiquer entre eux tous les chefs-lieux de canton, en août 1914, un projet de 2 autobus fait son apparition : Un de 10 places entre Confolens et Chabanais et un de vingt places entre Angoulême et Mansle. M. Mairat avait émis une opposition farouche en prétextant qu’aucun chiffre ne donnait l’état des routes. A peine inaugurés, les autobus sont réquisitionnés par l’autorité militaire. C’est la Guerre et tout est mis en sommeil le 28 septembre. Des restrictions se font au niveau des trains. En 1915, il n’y a plus qu’1 train quotidien sur la ligne Angoulême-Confolens et 2 sur les lignes Roumazières et Barbezieux. Deux ans plus tard, les restrictions sont plus sévères : toujours un seul train sur la ligne de Saint-Angeau, mais 3 ou 4 trains hebdomadaires (voir bimestriels) sur les autres lignes.
L’après-guerre 14-18. D’Angoulême à Confolens.
Les hostilités terminées, on s’affaire à remettre en état. Des dossiers sont réouverts, mais les caisses font apparaître un déficit chronique, qui fait craindre le pire. En 1922, des automotrices à accumulateurs sont commandées. Les politiciens et les partisans hostiles sont de plus en plus nombreux à vouloir et à demander l’arrêt total du réseau. Le manque de fiabilité du matériel provoque plusieurs accidents. Des ventes de locomotives sont mises en place, les acquéreurs se manifestent peu, des rabais importants sont effectués, ce qui n’arrange rien. En 1927, les automotrices sont livrées une à une, ce qui donne un petit espoir, vite éclipsé. La ligne de la Rochette, non équipée électriquement n’accueillera jamais ses automotrices. (a suivre...)
Par mikerassat
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Dimanche 28 mai 2006

La Rochette - Fourlière
(2001)

img83/2475/p1070398biski8.jpgPetit Hameau situé à gauche de la route D 45 de Coulgens à Chasseneuil. Village d'une quinzaine de maisons...

Avec un Charmant et mystérieux espace d'eau et de verdure, cuvette d'argile en pays calcaire ! Des blocs protègent le chemin et ont remplacé le mur de soutainement qui n'a pas été reconstruit.

Entre les stations de Coulgens et de Saint-Angeau après avoir franchi le viaduc sur la Tardoire, la Halte de Fourlière se trouvait sur l'espace devant l'arbre. La plateforme de la voie a été transformée en chemin "blanc". Tout a disparu. Le petit Mairat (Tortillard) avait une Station. L' ex Halte de Fourlière ou Le train fit jadis partie du paysage...

la_rochette_fourliere_071

 http://charente.angouleme.free.fr/angouleme/la_rochefoucauld/la_rochette/la_rochette0511.html

http://charente.angouleme.free.fr/angouleme/la_rochefoucauld/la_rochette/la_rochette0761.html#vue2

img144/7139/p1070481yc0.jpgimg147/2024/p1030005sh2.jpgimg441/6544/imag0003sw9.jpg

Par mikerassat
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Dimanche 30 juillet 2006

LA ROCHETTE - REPAS

LA ROCHETTE

INFORMATION

Différents REPAS au cours de l'année 2006 à 2008

Le FOYER RURAL de La Rochette a le plaisir de vous faire part de son repas spécial, pour lequel vous pourrez inviter vos amis et qui aura lieu le : date a confirmer

INSCRIPTIONS :

Auprès de :

BOUQUET Claude : 05-45-63-92-95 FILIEUL Florence : 05-45-63-53-41 RICHARD J.Claude : 05-45-63-94-61 RASSAT Mickaël : 05-45-63-91-59 CAMPOT René : 05-45-63-92-26

Par mikerassat
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Samedi 2 septembre 2006

img523/7851/imag0021tp1.jpgDepuis le moi de Mai, plus de 7500 tracts distribués à 4 (Jess, Flo, Micka et d'une ancienne membre du bureau et amie), parfois aidé par Fifi ou par ma maman. Ces tracts diffusaients sur les Brocantes (Vide Greniers du Département de la Charente pour faire de la pub pour notre Fête au Village & Vide-Grenier de la Rochette, le samedi 9 septembre 2006.

Le clou a été notre passage, à Marsac, avec un remerciement au organisateur de Marsac, pour leur entrées gratuites (avec une information spéciale "voir photo")...

Par mike
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Vendredi 8 septembre 2006

A l'occasion de la Fête au Village : Le Présentateur de france3 Limousin Poitou-Charentes Franck LEROY à présenté en direct de la Rochette sur la place du Chateau à 18h40 : Dans l'édition locale de Poitiers, un reportage sur les animations en 2006.

Voici des photos au cours de cette après-midi de vendredi.

Franck LEROY entouré de son équipe et des membres de l'association du Foyer Rural de la Rochette, etc.

img487/4893/imag0009tw4.jpg

En plein tournage du Direct

 img426/3619/imag0006gn8.jpg

Ma deuche devant le Logis et le camion de direct de France3

Par mikerassat
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Samedi 9 septembre 2006

img243/3127/videgrenieroa1.jpg

Vu en kiosque dans le magazine de Septembre des chineurs futés Chinambule, ...

PROCHAINE MANIFESTATION :

Commune :
La Rochette
Code postal : 16110
Date de la manifestation : Samedi 9 Septembre 2006
Intitulé de la manifestation 
: Vide Grenier (Bric à Brac, etc.)
Nombre d'exposants : + 100 exposants en 2005
Toute la journée
Lieux : Sur la place du Château & de l'église + possibilité de salle couverte.
Exposants : 1er mètre Gratuit, 1 €uro le mètre supplémentaire. Linéaire offert aux habitants de la commune.
Prestation : Café & Apéritif offert.

A l'occasion de sa 3e Fête au village
Le 2ème Week-end de Septembre 2006

Restauration rapide, buffet & buvette...
Entrée Libre
Fête Foraine avec Manèges, etc.

P.S. : Renseignements M. BOUQUET Claude au 05-45-63-92-95 ou Mme FILIEUL Florence : 05-45-63-53-41
Organisateur : Foyer Rural de La Rochette.

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   Voici le programme des festivités sur la Commune de La Rochette : 3e Fête au village
Le 2ème Week-end de Septembre 2006

Samedi 9 Septembre 2006

          Vide Grenier

15 H :  Jeux (Association Parents d’élèves RPI).
  Démonstration sur le stade de Football de Baptême Aéromodélisme
22 H 30 : Retraite au Flambeau,
                Fanfare de La Couronne
                + Feu d’Artifice.
       Présentation de Voitures TUNING

DIMANCHE 10 SEPTEMBRE 2006

15 H : Prestation de Danses Folkloriques (Les Traînes Galoches de Saint-Angeau).
          Démonstration de Voitures Téléguidées derrière le Château (Clubs de Ruelle)
          Démonstration de vol Aéromodélisme sur le stade de Football (Model’s Club Villejesus)
          Concours de Voitures TUNING.

Restauration rapide, buffet & buvette...
Entrée Libre
Fête Foraine avec Manèges + Exposition Aéromodélisme dans le Château

http://www.annuaires.sudouest.com/article.php3?id_article=2385

http://vide-greniers.org/detailPuces.php?pucesID=17733  

 http://www.bandiat-tardoire.fr

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Par mikerassat
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Dimanche 10 septembre 2006

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Mardi 12 septembre 2006
 
La Rochette Fête au Village
envoyé par mikerassat

Le Reportage de france3 sur la Fête au Village 2006 de La Rochette

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Lundi 18 décembre 2006

Une Borne Kilométrique :img441/9875/imag0011yq7.jpgUn reste de rail :

img443/2398/imag0012ii7.jpg

Par mikerassat
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